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Premiers pas dans l’univers du cirque

Maxime, Luxembourg, Age 27

j’ai passé une super super expérience ici. Je ne m’attendais pas à un niveau d’épanouissement professionnel aussi grand. Big up à l’école de cirque et au volontariat européen.

J’ai 27 ans et je viens du Luxembourg. J’ai étudié à Bruxelles dans le domaine de l’animation socio-culturelle et de l’éducation permanente. Après mes études, j’ai travaillé quelque temps dans ce secteur ainsi que dans des restaurants et cafés, jusqu’à ce qu’une blessure m’oblige à lever le pied. Cette pause m’a donné l’occasion de réfléchir à la suite : continuer dans le même domaine, changer, ou explorer autre chose ?

C’est à ce moment-là que j’ai entendu parler du programme de volontariat européen (Corps Européen de Solidarité). Le principe m’a tout de suite plu : m’engager pour plusieurs mois, vivre une nouvelle expérience, et pourquoi pas découvrir un milieu que je ne connaissais pas du tout. Sans avoir jamais pratiqué le cirque, j’ai décidé de tenter l’aventure et je suis arrivé à l’École de Cirque de Bruxelles en février 2025.

En arrivant, j’ai plongé dans un univers totalement nouveau pour moi. Une partie de mon temps est consacrée aux cours Handicirque avec un public qui demande parfois plus d’attention et d’adaptation. J’aide aussi dans un atelier de Psychomotricité/Circomotricité avec des enfants en inclusion, où je retrouve le plaisir de travailler avec les plus jeunes.

Le reste du temps, j’apporte un soutien logistique : entretenir le matériel, ranger l’atelier, faire de petites réparations, préparer les événements. Et puis il y a toutes ces petites missions imprévues qui rythment mon quotidien : aller chercher du matériel, distribuer des flyers, aider lors d’animations.

Je résume souvent mon rôle en souriant comme un rôle de  couteau suisse luxembourgeois.

Parmi mes meilleurs moments, je citerais sans hésiter les Portes Ouvertes de l’école. L’ambiance était festive, anciens et nouveaux se sont retrouvés, et la soirée s’est terminée par une immense partie de cache-cache sardine dans les locaux. Tout le monde s’est pris au jeu, et ça reste pour moi un souvenir inoubliable.

Je garde aussi en mémoire mon dernier atelier avec mes élèves en inclusion. Travailler avec eux, c’était quelque chose que j’ai beaucoup aimé. Ce dernier atelier m’a particulièrement touché : leurs sourires et leurs petites attentions m’ont vraiment montré le lien que nous avions créé.

J’ai prolongé mon volontariat et j’aimerais, à la fin de mon contrat, continuer à travailler à l’École de Cirque si l’occasion se présente, surtout dans les ateliers, stages ou animations. Mais je sais que cela dépendra aussi des moyens et de l’organisation de l’équipe.

Même si mon volontariat n’est pas encore terminé, je fais déjà un bilan très positif. Je me sens comblé par cette expérience qui m’a permis de découvrir un univers nouveau, d’acquérir des compétences variées et de confirmer mon goût pour le travail de terrain dans le socioculturel.

Au-delà des tâches du quotidien, ce volontariat m’a aussi aidé à mieux comprendre mes envies professionnelles, et à confirmer que je tiens à garder ce contact humain, qu’il soit avec des enfants, des adultes ou des collègues. Ce temps passé à l’École de Cirque, avec ses hauts et ses bas, ses petits imprévus et ses moments forts a vraiment marqué mon parcours.

 

Updated on Mardi, 17/02/2026

Photo portrait of Soazic

Retour d'expérience sur une formation de formateurs en Pologne

Soazic, France

J’espère également poursuivre une carrière comme formatrice Erasmus+ et pouvoir contribuer ainsi à des projets plus inclusifs et plus écologiques !

J’ai eu l’opportunité de participer à la formation internationale ‘’ToT – Planet without boundaries : Navigating youth projects in times of transformation’’ proposée par l’association allemande Kreisau Initiative sur le site de Salto Youth.

Cette formation s’est déroulée du 22 au 28 mars 2025 à Krzyzowa, un village de Pologne situé à environ 50km de la ville de Wroclaw. Le village de Krzyzowa fort de valeurs symbolique et historique, a autrefois fait partie de l’Allemagne et a permis le regroupement de résistants allemands pendant la 2nde Guerre Mondiale.

Nous avons ainsi, pu échangé entre participants venant d’Allemagne, de France, d’Espagne, de Pologne, Belgique, Italie, Serbie et Turquie sur les défis et challenges socio-écologiques autour de la jeunesse avec un focus sur le concept des limites planétaires.

À travers de nombreuses activités d’éducation non formelles, nous avons pu abordé la crise climatiques sous différents angles et réfléchir aux problématiques suivantes : 

  • Comment encourager et convaincre la jeunesse de l’urgence autour des enjeux climatiques ?
  • Quelles sont les méthodes et outils que nous pouvons utiliser pour rendre le sujet du changement climatique moins anxiogène et plus transparent ?

Au niveau de l’accessibilité, j'ai contacté bien à l'avance l’association pour savoir si le lieu était accessible. Hormis les pavés, le lieu de la formation avait dans l'ensemble une bonne accessibilité, point très positif pour un endroit aussi reculé que Krzyzowa. J'ai pu bénéficier d'une belle chambre au RDC avec salle de bains PMR. Le bâtiment avait également un ascenseur fonctionnel.

Sur le site des formations SALTO YOUTH, l'accessibilité n'est pas toujours mentionnée et lorsque c'est le cas, il vaut mieux vérifier directement auprès des organisateurs pour éviter de mauvaises surprises. Il y a encore beaucoup d'améliorations à apporter quant à l’accessibilité potentielle de certains projets.

Au niveau du transport, j'ai décidé de prendre le train jusqu'à Wroclaw avec mon fauteuil électrique en utilisant le Green Travel. Les voyages en Allemagne sont toujours compliqués à organiser car il n'est pas possible de réserver en ligne un voyage PMR avec la Deutsche Bahn (DB). Il faut réserver un ticket lambda puis l'envoyer par mail à la DB pour demander un emplacement spécifique PMR et réserver l'assistance (sachant que l’assistance ne parle pas toujours anglais). Cela mériterait également des améliorations et simplification pour les voyageurs en situation de handicap. Toutefois, la plupart des trains allemands ont une bonne accessibilité.  

Je suis très heureuse d’avoir pu vivre cet expérience qui fut un vrai enrichissement que ce soit sur le plan humain ou pédagogique et tiens à remercier l’association Kreisau Initiative pour cette opportunité ! Je ne peux que recommander les formations Salto Youth. Néanmoins, il faut toujours être préparé(e) à tout, s’organiser à l’avance et avoir un bon mental. J’attends également une meilleure visibilité des projets accessibles et meilleure prise en charge au niveau des transports. 

J’espère également poursuivre une carrière comme formatrice Erasmus+ et pouvoir contribuer ainsi à des projets plus inclusifs et plus écologiques !

Updated on Mardi, 17/02/2026

Portait de Laure

De Rennes à Vienne : mon parcours de mobilité inclusive entre rêve, engagement et autonomie

Laure, France, Age 29

Profiter de chaque instant, prendre confiance en soi et oser : le volontariat européen, une expérience qui transforme.

Au cours de mes études supérieures, il y a maintenant 6 ans, j’ai souhaité faire une pause dans mon cursus. Cette pause m’a donc permis de m’engager dans un premier temps sur une mission de service civique en France. En parallèle de mes démarches pour effectuer cette mission, l’envie de partir à l’étranger devenait de plus en plus importante, présente mais je craignais de partir seule en raison de mon handicap moteur. Ça été un processus, tout d’abord, grâce à l’accompagnement de 2 associations rennaises Jeunes à Travers Le Monde et Handisup Bretagne, je suis partie une 1ère fois pendant 3 jours à Jersey. Ce projet avait pour objectif d’accompagner plusieurs jeunes avec et sans handicap lors d’une 1ère mobilité courte. On a pu découvrir la ville tous ensemble, passer des entretiens en anglais avec des professionnels… J’en garde un super souvenir ! 

À la suite de cette première expérience très positive, j’ai participé à un second projet collectif avec d’autres jeunes français. Depuis de nombreuses années, je rêvais de partir en Espagne car c’est un pays que j’affectionne tout particulièrement. Je voulais notamment découvrir la culture locale, rencontrer de nouvelles personnes et développer mes compétences professionnelles. J’ai effectué un stage d’un mois en Espagne dans une école auprès de jeunes en situation de handicap. Au cours de ce mois, j’ai eu la chance d’être logée dans une famille d’accueil (dont la maison était accessible pour moi notamment au niveau de la salle de bain), c’était l’immersion totale comme je le souhaitais ! 

Grâce à ces deux premières expériences de mobilité, j’ai attrapé un peu « le virus du voyage » et j’ai souhaité m’engager l’année dernière avec mon petit ami dans une mission de volontariat européen, un Corps européen de solidarité court terme plus précisément. Nous avons réalisé notre mission ensemble au sein de l’Institut des Sourds de Turin et nous avons été accompagnés par Parcours le Monde Grand Ouest dans nos démarches. Notre mission a duré 2 mois. Je me souviens, nous étions si impatients de partir dès l’instant où nous avons été sélectionnés ! Avant de partir, avec l’aide de notre chargée d’accompagnement, nous avons fait des recherches pour la prise en charge des soins (j’ai besoin de 2 séances de kinésithérapie par semaine et un rdv mensuel chez un podologue) et réalisé une visio avec notre référent sur place pour pouvoir poser toutes nos questions qui a trouvé un centre de rééducation. Avant de partir, j'étais allée chez le médecin pour avoir une ordonnance. Le kiné parlait français, anglais, espagnol et italien, nous avons donc pu nous comprendre facilement. J’ai pu également louer un fauteuil roulant manuel sur place lorsque j’en avais besoin. Notre projet durait moins de 3 mois, je conservais donc mon droit à l’AAH (Allocation Adulte Handicapé) qui m’a aidé à avancer les frais pour les séances de kiné avant d’être remboursé par la Sécurité Sociale française. La ville était également très accessible ainsi que les différentes villes (transports publics, lieux publics …) que nous avons pu visiter (Venise, Milan, Pavie …) et nous avons pu compter également sur la gentillesse et la solidarité des gens rencontrés pour nous aider lorsque nous avions besoin comme à Venise où il y a beaucoup d’escaliers dans la ville. 

Pendant notre projet, nous avions des points réguliers en visio avec notre chargée d'accompagnement. On n’est pas seuls, c’est rassurant. Nous avons également été accompagnés à notre retour. À la suite de ce projet, nous avons rejoint le réseau Europeers France afin de pouvoir témoigner de notre propre expérience.  

Après une mission court terme, nous avons choisi de réaliser une mission de CES cette fois-ci long terme (+ de 6 mois). Le temps de recherche a été plus long que pour notre première mission (8 mois environ) mais le jeu en valait la chandelle. Nous sommes actuellement en mission de Corps européen de solidarité long terme en Autriche, pour 6 et 10 mois. Pour ma part, je suis volontaire au sein du bureau de l’association GRENZENLOS INTERKULTURELLER AUSTAUSCH, je réalise notamment des tâches administratives en lien avec la gestion des différents projets de mobilité, support à la communication, témoignage de mon expérience de volontaire lors d’évènements et sessions d’informations, organisation d’activités pour les volontaires en CES…

Nous avons sauté de joie en recevant le mail de confirmation car l’Autriche était le premier pays où nous souhaitions effectuer notre mission. L’accompagnement par notre structure d’envoi et notre structure d’accueil est tout simplement parfait. Nous avons pu dans un premier temps expliquer nos besoins en lien avec le handicap dans le formulaire de candidature puis donner des informations complémentaires lors d’une visio. Ensuite, nous avons échangé de nombreux mails avec notre référent sur place et nous sommes allés à Vienne avec notre chargée d’accompagnement (de notre structure d’envoi) pendant 3 jours, le mois précédent le début de notre mission. Cette visite préparatoire était notamment l’occasion de découvrir nos lieux de mission, rencontrer l’équipe, nos logements, échanger autour des missions et des aménagements nécessaires … J’ai trouvé cette visite primordiale pour débuter la mission dans de bonnes conditions et très rassurante. Les démarches ont été sensiblement les mêmes que pour le départ en Italie et je me suis sentie très soutenue autant par notre structure d’envoi que d’accueil, c’est très important, j’ai commencé ma mission très sereine. Pour chaque difficulté rencontrée, nous avons pu trouver ensemble la solution la plus adéquate pour moi. Par exemple, j’ai pu bénéficier d’une aide à domicile pendant 2 mois pour m’aider à prendre une douche (car la salle de bain de mon premier appartement n’était pas accessible) et je vis maintenant dans un logement en toute autonomie. Je bénéficie d’un soutien financier de la part de ma structure d’accueil pour toutes les dépenses liées au handicap. Mes collègues sont très à l’écoute et il s’agit d’un projet inclusif (par exemple, pour chaque activité proposée pour les volontaires, une attention est portée au fait de choisir un lieu accessible pour moi, des rampes ont été installées dans le bureau pour faciliter le passage de quelques marches…).

Selon moi, la communication est extrêmement importante ainsi que la planification et l’organisation. 

Grâce à cette nouvelle expérience, je prends confiance en moi, j’ose tester de nouvelles choses, je deviens autonome. Autrement dit, c’est l’une de mes plus belles expériences de ma vie ! 

Le conseil que je donnerais à un autre jeune qui souhaite partir : « Oser, poursuivre son envie, son projet, se faire accompagner si on en a besoin et surtout profiter de chaque instant, car le temps passe très vite et c’est une expérience unique ! 

Retrouvez son témoignage et des informations sur l'accessibilité des lieux qu'elle visite sur sa page Instagram.

Updated on Mardi, 17/02/2026

Arnaud et son accompagnante

Mon aventure Erasmus à Malte

Arnaud, France

Tout s’est déroulé comme prévu. J’ai vécu des moments incroyables, des expériences que je n’aurais jamais pu vivre autrement. J’ai fait toutes les sorties avec les autres : balades, bars, discothèques (oui, même ça !). J’étais comme tout le monde, et ça faisait un bien fou.

À la rentrée de terminale, nos professeurs sont arrivés avec une annonce géniale : partir en Erasmus pour faire un stage à l’étranger, à Malte, pendant un mois ! Direct, toute la classe a dit « oui ». Moi aussi, j'avais envie de dire oui. Même si je n’étais jamais parti sans mes parents, « partir avec mes amis », j'étais très excité.

À l’école, j’ai une accompagnante car je suis TSA (trouble du spectre de l’autisme). Et devinez quoi ? Elle a tout de suite proposé de m’accompagner dans cette aventure. Quand j’ai annoncé à mes parents que je voulais partir, ils étaient (très) stressés. On a donc organisé plusieurs réunions avec les profs et l’équipe Erasmus pour trouver les meilleures solutions pour que tout se passe bien.

Moi, ce dont j’ai besoin pour être bien, c’est de limiter les imprévus, de pouvoir anticiper au maximum, d’avoir un rythme régulier et que les gens parlent doucement (ça change tout !).

À l’approche du voyage, je sentais le stress monter… Mes parents aussi. Mais j’étais aussi super excité de partir comme les autres jeunes de mon âge. Et puis, on a appris que la famille d’accueil connaissait le TSA. Là, gros soulagement pour tout le monde !

Et une fois sur place ? C’était génial ! Tout s’est déroulé comme prévu. J’ai vécu des moments incroyables, des expériences que je n’aurais jamais pu vivre autrement. J’ai fait toutes les sorties avec les autres : balades, bars, discothèques (oui, même ça !). J’étais comme tout le monde, et ça faisait un bien fou.

L’expérience a duré un mois, et c'était franchement super. J’en garde des souvenirs très forts et très positifs. Erasmus à Malte, c’est une case « à refaire » dans ma tête 😄.

Updated on Mardi, 17/02/2026

enora

Sept mois de volontariat en Andalousie

Enora, Luxembourg, Age 20

Vivre à l’étranger, ce n’est pas juste voyager : c’est s’immerger, s’adapter, grandir

Bonjour, Je m’appelle Enora et, après mon bac, j’ai fait un volontariat de sept mois au sud de l’Espagne dans une association qui s’engage pour la réinsertion sociale et professionnelle des personnes en situation de vulnérabilité. Mon travail consistait en des tâches administratives, à aider mes collègues à préparer des activités, à participer à des événements, à représenter le corps européen de la solidarité et bien d’autres choses encore. Mes tâches étaient donc plutôt diversifiées. J’ai également eu la possibilité de faire un projet personnel. Pendant un peu plus de deux mois, j’ai donné des cours d’allemand à un groupe d’adultes, ce qui s’est avéré être une expérience très intéressante et par instant riche en émotions. Alors que je travaillais le matin et en début d’après-midi, je pouvais librement disposer de mon temps le reste de la journée. J’en profitais pour participer à des activités, rencontrer des locaux et découvrir la région et sa culture. Le week-end, j’aimais bien voyager. Ainsi, j’ai visité les principales villes d’Andalousie, ainsi que Madrid, Barcelone et les pays voisins de l’Espagne. J’adorais ces voyages. C’était à ce moment-là que je faisais le plus de rencontres et de découvertes. Tout comme j’ai adoré vivre en Espagne pendant plusieurs mois. C’est loin d’être la même chose que simplement voyager. On prend part à la vie quotidienne et on est davantage immergé dans la culture et les coutumes du pays. J’ai pu prendre part à plusieurs fêtes de la région, comme les Zambombas de Jerez à Noël, le carnaval de Cadix ou alors la semaine sainte. Or, à côté de toutes ces belles expériences, il y a également eu des côtés négatifs. Ce n’est jamais facile d’aller vivre tout seul dans un pays qu’on ne connaît pas vraiment, loin de tout ce qui nous est familier. Dans mon cas, il s’est rajouté à cela qu’à partir de janvier, je me suis retrouvée à être la seule volontaire européenne de l’association, alors que cela n’était pas prévu initialement. Cela a eu pour conséquence que je me suis souvent sentie seule. Mon volontariat avait lieu dans une petite ville où il n’y avait presque aucun événement d’organiser pour les jeunes, ce qui faisait qu’il était compliqué de rencontrer des personnes de mon âge et de créer des liens d’amitié. De plus, au travail, il y avait régulièrement des périodes durant lesquelles il n’y avait pas beaucoup à faire pour les volontaires. Certains jours, je ne faisais rien d’autre qu’attendre que le temps passe, alors que j’aurais aimé pouvoir aider davantage. Malgré cela, je ne regrette pas d’avoir fait un volontariat. Même si ce n’était pas le volontariat que je m’étais imaginé, cela s’est tout de même avéré être une expérience enrichissante et je mentirais si je prétendais ne rien avoir appris et vécu au cours de ces sept mois

Updated on Mardi, 17/02/2026

asylum dogs

Volontariat en Grèce : une expérience marquante entre engagement et tendresse

Laura, Luxembourg, Age 23

Ce sont surtout les chiots qui ont rendu cette expérience inoubliable

Bonjour, je m’appelle Laura et il y a deux ans j’ai eu l’opportunité de réaliser un volontariat de trois mois à Kavala, une petite ville située à l’est de la Grèce. Cette région est confrontée à la présence de nombreux chiens errants qui, dans le pire des cas, se regroupent en meute. C’est pour cette raison que la ville a créé des refuges, principalement en plein air, pour accueillir ces animaux et maîtriser leur reproduction. C’est dans un de ces refuges que j’ai passé trois mois enrichissants à m’occuper de chiens adorables, en leur apportant soin, attention et affection. 

La vie quotidienne suivait un rythme assez routinier : Le départ pour le refuge était à 8h, où en premier lieu il fallait nourrir les chiens. Bien sûr, quand la météo était mauvaise, il fallait faire particulièrement attention à la propreté des gamelles, pour éviter que les chiens mangent de la boue. Par la suite, il fallait leur donner de l’eau fraîche et, lorsque la météo et le timing le permettaient, nous nettoyions en profondeur les gamelles d’eau pour enlever les algues qui s’y étaient formées entre-temps. 

Le refuge étant entièrement à l’extérieur, les chiens y étaient regroupés en environ une dizaine d’enclos, le plus grand comportant environ 30 à 40 chiens. Il s’agissait donc d’un terrain immense. Les enclos plus petits devaient être nettoyés régulièrement, afin que les chiens ne tombent pas malades dans leurs propres excréments. 

Le reste du temps il fallait réparer des clôtures, brosser les chiens, leur donner des médicaments si nécessaire et surtout : leur faire pleins de câlins. Vers midi, c’était l’heure du retour vers Kokkinochoma, le village où nous logions chez une mamie grecque. Le reste de la journée nous pouvions nous occuper comme nous voulions. 

Le travail au chenil était très satisfaisant, surtout parce que les chiens voulaient tout le temps être caressés. Le retour pour le Luxembourg était difficile, car idéalement, j’aurais voulu trouver un domicile pour chacun de ces chiens. 

Il y a également eu des moments durs au chenil, notamment quand un serpent a mordu deux des chiens, résultant en de fortes réactions allergiques. Heureusement, ils ont survécu, mais la situation était stressante. A d’autres moments, certains chiens et surtout des chiots décédaient, sans que nous  ne comprenions pourquoi. Malheureusement, des traitements vétérinaires n’étaient pas toujours possibles pour des raisons financières.

Malgré cela, ce sont les bons moments qui ont dominés, et ce sont surtout les chiots qui ont rendu cette expérience inoubliable. Certains étaient même nés directement au refuge, car l’une des chiennes n’avait pas été correctement stérilisée. Pendant mon temps libre, j’allais la plupart du temps à Kavala avec une autre amie également volontaire. Le samedi matin, nous allions souvent au marché, et les autres jours, nous passions notre temps à explorer la ville. La vieille ville avait un charme particulier, avec ses ruelles étroites et sa vue sur la mer. Dès que le temps se réchauffait, nous allions à la plage pour nous baigner dans la mer.

J’ai adoré cette expérience, non seulement parce que j’ai pu passer plein de temps avec les chiens adorables, mais aussi parce que j’ai pu apprendre pleins de choses sur une nouvelle culture, notamment en célébrant Pâques dans un pays orthodoxe, dont je ne connaissais pas les traditions. De plus, comme la plupart du temps nous nous entendions bien entre volontaires nous avons profité de quelques week-ends pour voyager, par exemple à Thessalonique ou à Athènes.

Updated on Mardi, 17/02/2026

Alexiane

Erasmus m'a donné goût à l'engagement pro-européen !

Alexiane, France

Outre le fait d'avoir étudié la sorcellerie au Moyen-âge, les vikings et Abba, j'ai réussi à atteindre le niveau B1 en Suédois.

Je m'appelle Alexiane, et je viens d'une île, Oléron, située sur la côte Ouest de la France, au large de La Rochelle.

 

Partir étudier en Erasmus en 3ème année de licence : en tant que lycéenne, ça ne m'inspirait pas grand-chose. En 1ère année de licence de sciences politiques et sciences sociales à Reims, je n'étais pas plus avancée. En deuxième année, il fallait pourtant faire le choix d'universités à l'étranger, la 3ème année étant obligatoirement réalisée dans un autre pays. L'objectif était d'étudier de nouvelles matières, et permettre aux étudiants de découvrir de nouvelles cultures. 

 

La Suède s'est imposée de manière presque comique : alors que je retournais dans ma tête une énième fois mes choix de pays, soit le Canada (hors Erasmus), ou en Europe, je me suis rendue compte que je ne connaissais pas du tout la Scandinavie. Le lendemain matin, voilà mes recherches qui débutaient : le dé-clic ! Uppsala Universitet et Lund Universitet menaient la course. La Norvège et le Danemark semblaient plus chers et moins accueillants, et la Finlande...trop froid !

 

Mes parents m'ont emmené visiter ces universités en janvier 2018, juste avant mes résultats. Le coup de cœur avec la Suède a été immédiat, surtout au regard de ces paysages d'hiver absolument enchanteurs. 

 

Pour une année scolaire débutant mi-août 2018, j'ai trouvé rapidement une chambre chez l'habitant, chez Susanne. Nous sommes toujours en contact ; elle m'a permis d'avoir un véritable foyer, surtout lorsque ma famille me manquait. 

 

A Lunds Universitet, j'ai décidé de sortir de ma zone de confort, en étudiant le suédois, l'histoire scandinave et les affaires européennes. Outre le fait d'avoir étudié la sorcellerie au Moyen-âge, les vikings et Abba, j'ai réussi à atteindre le niveau B1 en Suédois. Pratique pour voyager dans une nouvelle ville de Suède tous les week-ends (dont Stockholm en hiver). Un vrai pigeon voyageur ! 

 

Erasmus m'a permis de rencontrer des étudiants de toute nationalité, y compris en dehors de l'Union européenne, et d'appartenir à un groupe soudé et toujours d'accord pour découvrir de nouveaux coins de Suède, ou pour faire la fête. Le film l'auberge espagnole n'est pas qu'une caricature...

 

J'ai eu la chance d'être à la frontière avec le Danemark : Copenhague n'a plus vraiment de secrets pour moi, et cela m'a permis d'avoir un échange doublement enrichissant. Bien que les cultures danoises et suédoises se ressemblent, des différences de nourriture, ou d'histoire m'ont amusées.

 

Cette année d'Erasmus m'a permis de prendre confiance en moi, de vivre seule à l'étranger (et de m'éclater !), tout en me faisant rencontrer des personnes vivant aux quatre coins du monde. J'y ai rencontré ma meilleure amie suédoise, Hanna, que je vois tous les 2 mois, en Suède, ou en France. L'université m'a guidé dans mes choix de master, et de carrière. Plus encore, Erasmus+ a été le thème central de mon mémoire de master, et mon expérience en Suède y a été déterminante pour un contenu informé. 

 

Erasmus m'a donné goût à l'engagement pro-européen : que ce soit associatif ou politique, ces questions prennent une part importante de mon temps libre, y compris maintenant, 7 ans après le début de cette fabuleuse aventure !

Updated on Mardi, 17/02/2026

Portrait d'Elisa

Un stage dans la petite enfance en Pologne, ça donne quoi ?!

Elisa, France, Age 19

Erasmus, c’est pour tout le monde, même pour toi qui en doutes !

Témoignage sur ma mobilité Erasmus+ en Pologne
Bonjour, je m’appelle Elisa, j’ai 19 ans et je suis partie en Pologne pendant 3 semaines dans le cadre d’un stage scolaire, lorsque j’étais en classe de seconde professionnelle Accompagnement, Soins et Services à la Personne. Pour partir en stage avec Erasmus+, j’ai rédigé une lettre de motivation et passé un entretien devant une de mes professeures pour expliquer mes motivations. Mon lycée propose chaque année un stage en Pologne pour les élèves de CAP Petite Enfance et les secondes Bac Pro. Je suis partie avec 5 filles de ma classe et 2 filles de CAP. Nous sommes parties en avion, accompagnées d’une de nos professeures qui est restée avec nous 3 jours. Ensuite, nous étions en totale autonomie. Nous avons logé dans un hôtel qui était un ancien commissariat de police : nous dormions donc dans d’anciennes cellules. Moi, j’étais avec deux de mes copines dans ma chambre, ce qui était super drôle ! Cela m’a permis de mieux les connaître, de passer de belles soirées entre filles, et de créer des liens avec certaines camarades avec qui je ne parlais pas forcément. À l’hôtel, nous étions en autonomie complète : nous faisions à manger le soir et faisions également nos courses. À midi, nous mangions à la cantine de l’école, et le week-end, nous étions libres de faire ce que nous voulions. L’hôtel nous avait imposé un couvre-feu.

Un week-end type à Varsovie

  • Voici à quoi ressemblaient mes journées pendant le week-end :
  • 9h : Réveil
  • 10h : Balade au centre commercial de Varsovie, un immense lieu avec de nombreuses boutiques
  • 12h : Repas en ville
  • 14h : Bronzette à la Vistule. La Vistule est une rivière qui traverse la ville. Nous nous allongions sur le sable pour profiter du beau temps
  • Après-midi : Repos à l’hôtel
    Nous avons également visité la vieille et la nouvelle ville de Varsovie, ainsi que le Palais de la Culture et
    des Sciences. Avec une copine, nous sommes allées dans un parc où il y avait des représentations de
    pianos, mais nous nous sommes perdues et n’avons pas pu les voir.

Le stage en école maternelle
Je suis partie du 09/06/2024 au 29/06/2024 à Varsovie, en Pologne, dans une école maternelle trilingue. Cette école propose des cours en français, anglais, japonais et polonais. J’étais dans les classes de français : les enfants apprennent également l’anglais en parallèle. Pendant mon stage, j’ai passé une semaine avec les enfants de 3 ans et deux semaines avec ceux de 4 et 5 ans.

J’ai pu voir plusieurs différences entre la France et la Pologne : 
Le métier de professeur des écoles est accompagné par un assistant, l’équivalent de l’ATSEM en France. Mais en Pologne, l’assistant ne prépare pas d’activités. Il accompagne les enfants aux toilettes, surveille les repas, aide à l’habillage, écrit les prénoms sur les feuilles et rappelle les enfants à l’ordre si besoin. Tous les adultes et les enfants doivent changer leurs chaussures en entrant dans l’école. Les téléphones sont interdits. Les enfants mangent trois repas à l’école : le petit-déjeuner, le déjeuner et le goûter. Les repas sont principalement salés, et le midi, nous mangions de la purée presque tous les jours, ce qui était assez drôle ! Les enfants étaient très accueillants et parlaient extrêmement bien français. Ils semblaient contents d’aller à l’école, où ils passent beaucoup de temps sur des coussins plutôt qu’assis sur des chaises. Ils font de nombreuses activités ludiques, comme du dessin.
 

Mon activité
Pendant mon stage, j’ai proposé une activité sur les couleurs et les chiffres. Les enfants ont bien joué le jeu ! J’avais préparé l’activité à l’hôtel et l’avais retravaillée avec l’un des professeurs. J’ai aussi appris quelques mots en polonais, comme "bonjour", "merci" et "bien". 

Horaires et encadrement : Les horaires changeaient chaque semaine, et nous ne faisions pas de journées complètes car nous suivions le même emploi du temps que les professeurs de français. Les 3 derniers jours, deux autres de nos professeures sont venues nous évaluer. Puis nous avons pris l’avion pour rentrer. Le retour était un peu triste.

Ce stage m’a permis de :

  • Me débrouiller seule dans un autre pays
  • Vivre en collectivité avec plusieurs personnes
  • Devenir plus autonome
  • Comprendre qu'il est important de découvrir comment les choses se passent ailleurs. 

En ce qui me concerne, je suis en formation dans le domaine de la petite enfance, et j’ai vu qu’en
Pologne, leur vision de l’éducation est différente de celle en France. Cela m’a ouvert l’esprit.  Pendant très longtemps, j’ai rêvé de vivre une expérience à l’étranger. Je suis fière d’avoir pu le faire grâce au programme Erasmus+. Je recommande vivement à tous les jeunes élèves, étudiants ou demandeurs d’emploi de candidater pour partir avec Erasmus+ : c’est une expérience incroyable et enrichissante !

Updated on Mardi, 17/02/2026

Carmen

Carmen raconte son volontariat à l'Alliance française de Varna

Carmen, France

Après cette première expérience à l'étranger, j'ai su que je voulais recommencer.

Здрасти ! Je m'appelle Carmen, j'ai 24 ans et je suis originaire de Bretagne, en France. Pendant 1 an, j'ai effectué une mission du Corps européen de solidarité à l'Alliance française de Varna en Bulgarie. Et quelle année !

Dès mon plus jeune âge, j'ai été attirée par les langues, les voyages et la découverte de nouvelles cultures. Dès le lycée, j'ai participé à un échange qui m'a conduite en Allemagne pendant 3 mois. C'est à ce moment-là que j'ai réalisé que je voulais vivre à l'étranger. J'ai donc étudié l'allemand après le baccalauréat pour m'ouvrir au monde. Après ma licence, j'ai déménagé en Allemagne. Après cette première expérience à l'étranger, j'ai su que je voulais recommencer. 

C'est à partir de ce moment-là que j'ai commencé à chercher des missions du missions du CES. La Bulgarie n'était pas un choix, j'ai d'abord postulé pour la mission et il se trouve qu'elle se trouvait dans ce merveilleux pays. L'idée d'explorer un nouveau pays, loin du mien, avec une langue et une culture complètement différentes, était excitante ! Mais aussi un défi ! Ne pas parler la langue peut être difficile
de communiquer et de s'intégrer.

Maintenant que ma mission touche à sa fin, je peux dire que c'était un grand défi d'apprendre le bulgare pour communiquer avec les gens et comprendre les signes partout en cyrillique ! J'ai rencontré des amis pour la vie et j'ai beaucoup voyagé en solo dans tout le pays. J'ai eu l'occasion de partager ma
ma passion pour le crochet sur la chaîne YouTube de l'Alliance française. C'était donc une expérience et une année merveilleuses.

À tous ceux qui hésitent, qui ont peur, je dirais simplement : essayez ! C'est une expérience qui n'arrive qu'une fois dans une vie. Le genre d'expérience qui vous change et vous fait grandir. Saisissez cette opportunité !

Updated on Mardi, 17/02/2026

Benoit

Un an de volontariat à Bruxelles

Benoit, Belgique

J’avais envie d’une année plus légère après 5 ans d’études, tout en découvrant de nouvelles choses sur moi et en ayant l’occasion de faire de nouvelles rencontres et de perfectionner mon anglais.

J’ai fait le choix de partir un an en tant que volontaire du Corps Européen de Solidarité. C’est un programme de volontariat, comme le service civique en France. Ce dispositif est financé par la Commission Européenne,  et il y a différentes propositions de missions en lien avec la solidarité (santé, éducation et formation, environnement…).

L’occasion se présentait de voyager après mon master en gestion de projet dans le secteur social et médico-social, que j’ai passé à l’Université Paris-Cité. J’avais envie d’une année plus légère après 5 ans d’études, tout en découvrant de nouvelles choses sur moi, et en ayant l’occasion de faire de nouvelles rencontres et de perfectionner mon anglais. Par le biais d'un volontariat européen, je pouvais avoir l’occasion de voyager tout en acquérant une nouvelle expérience, et ainsi trouver une alternative au "semestre Erasmus" que je n'ai pas eu l'occasion d'effectuer durant mon cursus étudiant.  

Le CES est une belle opportunité parce qu’on a plusieurs avantages (loyer pris en charge, indemnité, transport Aller/Retour pris en charge). J’ai ainsi trouvé une mission de volontaire à Caritas Flandres (secours catholique), située à Bruxelles (prononcer BruSSelles aussi en français !), sur un programme d‘éducation à destination des enfants des communautés Roms et gens du voyage. J’ai une partie de ma mission où je prépare les cours au siège à Bruxelles, et avec mes deux collègues nous nous déplaçons directement dans les communautés pour dispenser des cours d'alphabétisation.

Ce projet d'éducation, novateur, est une expérimentation dans la région flamande. Nous contribuons donc à son développement (recherche de nouvelles familles, de nouveaux bénévoles...). Donc en plus de l'expérience de terrain, il y a aussi une partie "gestion de projet", où je peux mettre en pratique ce que j'ai pu apprendre durant mes études. Je ne regrette pas ce choix !

Sur ma nouvelle vie, la Belgique est un tout petit pays densément peuplé (11 millions d’habitants pour environ 34 000 km2) . Pour donner une idée, elle fait à quelques km2 près la même taille que la région Bretagne. L’avantage est que l’on peut se déplacer facilement dans les différentes villes !

Pour faciliter l’intégration dans le pays, les nouveaux volontaires européens participent à une semaine de séminaires. Ce qui permet de faire de nouvelles rencontres avec d’autres jeunes qui ont le même statut que nous. Je me suis ainsi donc fait de nouveaux amis à Bruxelles, Louvain, ou Gand, et j'ai eu l'occasion de visiter leurs villes.

Bruxelles est la capitale européenne. Cela est dû aussi à sa position qui est frontalière avec plusieurs pays (France, Pays-Bas, Angleterre, Luxembourg, Allemagne...). Il est donc facile de se déplacer dans les autres pays européens ! Par exemple, j’ai pu visiter le Luxembourg, où je suis allé revoir un ami, originaire de ce pays que j’ai rencontré pendant mes études à Paris.

Il n‘y a pas de gratuité dans les musées belges pour les jeunes et/ou étudiants. Mais pour 60 € par an, le pass musées permet de visiter autant que l’on  souhaite plusieurs musées publiques belges. Il y a un très grand choix. Pratique pour les muséophiles, qui souhaitent visiter le pays !

Pour les cinéphiles, le pass cinéville permet, pour 18,50 € par mois, d’aller voir des films en illimité sur une sélection de cinémas de la ville de Bruxelles !

Updated on Mardi, 17/02/2026

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